Je connais un enfant handicapé et depuis que Liber a dit à ses parents de lui donner un chat,il est plus heureux.
Un lien rassurant
Avec un animal, la communication est spontanée, l'amitié offerte est entière. C'est un ami facile. " Il fait du bien à l'enfant parce qu'il déclenche en lui une émotion stimulante, apaisante et cela crée chez lui une sensation d'amour pur ", estime Boris Cyrulnik, psychiatre et éthologue et auteur notamment de Sous le signe du lien (éd. Odile Jacob).
Un confident complice
Réceptacle privilégié des peines, des tracas, des révoltes de l'enfant, l'animal joue un rôle psychologique en favorisant les épanchements, l'extériorisation des sentiments. C'est une compagnie pour les enfants uniques mais aussi pour ceux dont les parents sont absents, au retour de l'école. Il est présent quand on a besoin de lui, réconfortant en cas de crise. " Le chien ou le chat ne juge pas, ne condamne pas, remarque Hubert Montagner, directeur de recherches à l'INSERM (Institut national de la recherche médicale) et auteur de L'enfant, l'animal et l'école (Ed. Bayard). D'après lui, l'influence de l'animal s'exerce même auprès des différents membres de la famille entre lesquels il peut réduire les tensions.
Une porte ouverte sur la découverte
Ce compagnon dont on partage la vie permet d'appréhender les grandes questions de la naissance, de la sexualité, du vieillissement, de la mort et de l'éducation. Car les bêtises du chien ou du chat devant être suivies de réprimandes, l'enfant comprendra mieux que les siennes soient aussi sanctionnées.
Une responsabilité à assumer
" Avant de céder, il est bon de demander à l'enfant de résumer - par écrit, c'est plus marquant et cela peut avoir valeur de "contrat" - les raisons de son désir de posséder un animal, conseille Harry Ifergan, psychologue et auteur de 6-12 ans : l'âge incertain (Ed. Hachette Littératures). Demandez-lui également une participation financière symbolique prise sur sa tirelire. À cet âge o on est près de ses sous, ce geste sera la condition indispensable de l'engagement. " Important aussi : lui faire dresser la liste des obligations qui lui incomberont. " Mais sachez qu'avant douze ans, un enfant n'est pas vraiment capable de maîtriser avec constance les contraintes qu'impose un animal. Fermez les yeux s'il oublie parfois de changer la litière ", tempère Harry Ifergan.
L'apprentissage de la fidélité
On n'achète pas un jouet mais un être vivant sur qui il faudra veiller pendant dix ans ou plus. Autant dire une histoire d'amour au long cours. Selon le rapport Michaux, la France compterait 8,2 millions de chats, 7,8 millions de chiens, 19 millions de poissons rouges et
1 million de rongeurs. Record battu seulement par les états-Unis. Mais chaque année, 200 000 chiens et chats sont abandonnés avant les vacances.
L'acquisition du respect
Même s'il est très affectueux, l'animal ne se laisse pas maltraiter, sa patience a des limites. Ses réactions (fuite, coups de griffes ou de dents) donnent à l'enfant la sanction de ses actes. " Au sein de la famille incertaine, l'animal de compagnie représente parfois le seul élément stable, le seul être sur lequel on croit avoir prise. Un enfant aime aussi un animal pour le pouvoir qu'il lui donne ", remarque Jean-Pierre Digard, ethnologue et auteur de Les Français et leurs animaux (éd. Fayard). Dominé de fait, par ses parents et ses aînés, l'enfant se trouve placé, avec un animal, en situation de maître très valorisante et très gratifiante, mais aussi implicante. C'est cette double action qui, bien équilibrée, rend passionnante la cohabitation d'un enfant et d'un animal domestique.
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Hasta sempre la victoria!!!